Contraceptifs, produits pour la chimiothérapie, antidépresseurs… La Tunisie est confrontée depuis trois mois à une pénurie de médicaments.

Le 30 mars, le secrétaire général de la Pharmacie centrale avait prévenu : en une vingtaine de jours, les stocks d’une centaine de médicaments allaient s’épuiser. Depuis le début du mois de juin, la pénurie touche officiellement plus de 200 médicaments, dont certains antidépresseurs, des anxiolytiques et des traitements nécessaires pour les chimiothérapies.

Elle a engendré près de 160 millions de dinars de pertes (52 millions d’euros) selon son PDG, Aymen Mekki.

La Pharmacie centrale est elle-même au sommet d’une chaîne d’endettement : la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) lui doit près de 820 millions de dinars (près de 270 millions d’euros). Et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ainsi que la Caisse de retraite du secteur public (CNRPS) doivent également plusieurs milliards de dinars à la CNAM.